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VISION D'UN LEADER 

Kinshasa selon Jeff Lusamba

 

 

I have a dream : KINSHASA de mes rêves

 Mégalopole de 24 communes sur une densité de 9 965km², Kinshasa dépasse 12 millions d’habitants.

Jadis, on l’appelait Kin la belle. Aujourd’hui, on la qualifie de Kinshasa la poubelle et, c’est un euphémisme ! La réalité est sidérante et ahurissante : Insalubrité généralisée, urbanisation anarchique, impraticabilité quasi généralisée des routes, absence de parcs, de jardins publics, d’aires de jeux pour les enfants, insuffisance de monuments et de places monumentales, déficience de moyens de transport en commun, problèmes d’approvisionnement en eau et en électricité,…absence de vision prospective sur 1O, 20 ans, quasi inexistence de salles de spectacles dignes de ce nom, exploitation insuffisante des possibilités offertes par le fleuve, concentration des activités dans un périmètre restreint.

Quelles perspectives pour cette ville ?

Pour moi, la meilleure solution consiste à créer une ville nouvelle à Maluku avec des normes et standards urbanistiques modernes. Cette ville devrait avoir sa propre administration, ses centres de formation, ses banques, centres commerciaux, hôpitaux, centres sportifs et de loisirs, une corniche et des promenades au bord du fleuve. Elle devrait être autonome et non dépendre du gouverneur de Kinshasa. Une ville de 200 000 à 300 000 habitants à terme (20 ans). Une ville verte avec des fleurs et plantes partout, une ville jardin.

L’autre solution consisterait à repenser, à  remodeler  Kinshasa autour d’un projet. Mais, pour cela, il faudra revoir la philosophie de son urbanisation en accordant une place prépondérante à l’homme, en créant une identité kinoise, en suscitant, chez le kinois, le sentiment de partager une communauté de destin.

  I     Pour une ville qui place l’homme au centre de ses préoccupations

  La politique de la ville doit être visible, cohérente et surtout doit avoir comme point focal l’homme, le citoyen, fier de sa ville et heureux d’y vivre en harmonie avec son environnement. Le rôle des édiles est justement de mettre sur pied cette politique et de contribuer à l’épanouissement des habitants de la cité.

Comment réagir face aux innombrables problèmes de la mégapole kinoise ?

a)     L’insalubrité

-        Elle semble avoir deux causes principales :l’absence d’un service régulier et programmé de nettoyage et ramassage d’ordures et l’indiscipline du citoyen qui pose des actes manifestes d’incivilité en déversant dans les caniveaux des ordures ménagères et autres déchets.

-        Il est possible d’installer des fûts comme poubelle tous les 20 mètres dans les lieux les plus fréquentés, à une double condition : le ramassage quotidien et la fabrication des ces poubelles, au pays, pour stimuler la création  d’emplois.

-        Pour le déversement d’ordures dans les caniveaux, il faudrait conscientiser les riverains et éveiller leur vigilance en les rendant responsables pécuniairement (amende) des détritus dans les canalisations devant leurs résidences. Toutefois, le préalable est la mise en place d’un ramassage des ordures ménagères trois fois par semaine. Quant aux marchés, ils doivent être nettoyés, tous les jours, par une équipe spécialisée en ponctionnant sur la patente perçue par la ville auprès des vendeurs.

-        Ces déchets peuvent être utilisés pour produire de l’électricité grâce à l’incinération ou à la méthanisation. Solution déjà utilisée dans de nombreux pays et dont le coût est relativement peu onéreux ( de 30 à 300 millions de dollars).

 

b)     L’urbanisation anarchique

-        Les constructions semblent ne pas répondre aux règles élémentaires d’urbanisme, non seulement dans les quartiers périphériques, mais surtout dans  le centre ville (Gombe). Les immeubles ne dégagent aucune cohérence architecturale, le mélange hétéroclite relève d’une méconnaissance avérée de l’harmonie en matière d’urbanisme.

-        La hauteur minimale, qui devrait être imposée pour des constructions en centre-ville,n’est pas exigée. Ainsi donc, sur le boulevard du 30 Juin, par exemple, on peut construire de plain pied, ériger un immeuble de 2 ,3,4  ou 10 étages sans que cela ne choque personne. A côté, de Sozacom, on a construit l’immeuble de la rigueur (2 étages), et en face de celui-ci, on a autorisé le groupe Accor à ériger l’hôtel Ibis inachevé (4 étages)…..Plus récemment, en face de l’immeuble RAKEEN (une vingtaine d’étages prévus), à côté de la gare, on a autorisé un petit immeuble  de 3 étages…. Suffit-il de payer pour obtenir  l’autorisation de bâtir ?

-        Existe-t-il une maquette de la ville de Kinshasa dans 10 ans ? La politique d’une ville se prépare sur le long terme. Elle est pensée, réfléchie, programmée et ne se décide pas au coup par coup, au gré des promoteurs et investisseurs.

-        Dans le sillage du Palais du peuple, on a l’occasion de penser à une architecture monumentale et des aménagements urbains futuristes. Le récent musée national reflète cette architecture innovante et osée. Sur le terrain vague le long du boulevard triomphal, on devrait implanter un palais de sport (Kinshasa Arena), une cité de la musique et Kinshasa conventions center (palais des congrès). Il faudrait, pour ces bâtiments, un geste architectural fort.

-        En déplaçant le camp Kokolo, grâce à l’espace libéré, on pourrait  ériger un nouveau pôle urbain avec un quartier de commerces traversé par des rues piétonnes, arboré de palmiers, bougainvillées, cocotiers et autres plantes de chez nous. Un quartier d’affaires qui renfermerait des services administratifs, des jardins publics avec des bancs au bord des plans d’eau et des parcs de jeux pour enfants. Dans ce quartier, les bâtiments ne devront pas dépasser cinq à sept étages et devront s’inspirer, pour leurs formes, de nos demeures traditionnelles qui sont plus variées que l’on ne le croit, voire même des animaux qui nous sont proches !  Une bibliothèque en forme de crocodile ou un musée en forme girafe ou l’immeuble Okapi……

-        Cela va coûter cher ? Et alors ? Aucune ville au monde ne s’est développée sans recourir à un endettement productif pariant sur l’avenir.

 

     C)   Le problème de transport

                             

-        Flots continus et impressionnants des piétons arpentant les trottoirs ou se disputant la chaussée avec les pousse pousseurs, les motos et les véhicules, embouteillages monstres qui occasionnent une pollution qui n’a point besoin d’appareils de mesure pour être détectée, voilà le lot quotidien du kinois .

-        Pour fludifier la circulation de la ville, il faudrait recourir au rail et au fleuve .

·       Kinshasa est traversé par les rails de la gare centrale à Matete, Masina, Ndjili. Une autre voie part de la gare à Kinsuka en traversant Lingwala, Kinshasa, Barumbu, Kintambo. L’idée est de doubler les voies en expropriant pour cause d’utilité publique, là où c’est nécessaire, de remplacer les traverses et d’introduire un train urbain. En tablant sur une fréquence d’un départ toutes les dix minutes dans les deux sens. Il faudrait prévoir  une vingtaine de rames (je me suis renseigné sur le coût des rames reconditionnées). Cela va coûter cher ? C’est un pari sur l’avenir qui va créer des milliers d’emplois et donc une vague des revenus qui vont stimuler la consommation et la croissance économique à condition que nous soyons capables d’anticiper la production de tous ces biens que nous importons si facilement. Pour cela, Il faudrait, mettre sur pied une véritable politique industrielle structurée, transparente, lisible et programmée.

Il faudrait un technopole, un cluster rassemblant les entreprises technologiques et des laboratoires de recherche.

·       Le fleuve Congo est sous exploité. Quelle chance d’avoir un tel cours d’eau qui borde la ville ? Ne peut-on pas introduire des vedettes ou des bateaux mouches pour relier Kintambo à l’aéroport avec des stations CCIZ, Palais de la Nation, Casier Judiciaire, Port, Beach, Kingabwa ….Aéroport ? Au niveau de celui-ci, on mettrait en place des navettes pour rejoindre l’aérogare. Ce projet peut être réalisé rapidement en stimulant l’initiative privée à condition que les pouvoirs publics en gardent la maîtrise !

 

II          La ville : un patrimoine collectif, une identité, un paysage, une proximité

 

 

-        Quelle ville voulons-nous laisser aux générations futures ?

-        La ville c’est un patrimoine collectif, avec son identité, son histoire. Que savons-nous de l’histoire de la ville de Kinshasa ? de ses différentes places et avenues ? Gambela, Assossa, Victoire, Martyrs…. ? Des stèles pourraient informer sur ces souvenirs !

-        D’autre part, la place de la victoire, avec le square des artistes, devrait subir un

aménagement pour en faire un lieu phare avec, par exemple, des bungalows Franco, Nico, Kallé, Pepé Kallé, Papa Wemba, Madilu,Simaro…et à l’intérieur de chaque bungalow des photos, des vidéos de l’artiste et la possibilité d’auditionner ses mélodies . On pourrait mettre à contribution les artistes plasticiens pour ce faire.

-        Ce souhait d’aménagement  d’un petit musée de photos concerne également la place Kasa-Vubu, le monument Lumumba à Limete, le mausolée L.D Kabila, le mausolée Etienne Tshisekedi à N’sele….

-        Kinshasa manque cruellement de monuments dignes de ce nom, il faut pallier ce problème en faisant appel au génie inventif de nos artistes. Pas de petits monuments insignifiants érigés à la va vite comme celui de la paix qui a été retiré de la place Mandela, ou celui du rond point forescom , voire celui du Royal, mais de véritables chef d’œuvre comme le monument de la Renaissance à Dakar ou l’arc de triomphe à Paris, des monuments emblématiques de Ouagadougou….

-        La ville de Kinshasa brille également par la quasi inexistence de jardins publics aménagés pour le repos ou la promenade. Tous les espaces disponibles sont aussitôt proposés au lotissement. Il manque curieusement de parcs publics et des parcs de jeux pour les enfants ! Et pourtant ceux-ci, ainsi que les espaces verts, et piscines, devraient être obligatoires dans chaque commune !

 

-        La ville doit être un lieu de proximité où le citadin trouve, non loin de chez lui, les équipements structurants dont il a besoin : des services administratifs, des salles de spectacle, des salles de cinéma, des commerces…. Cela rentre également dans une politique d’ensemble de la ville.

 

-        La ville de Kinshasa dispose d’un site formidable pour réaliser un programme urbain extraordinaire avant qu’une procédure de lotissement ne soit lancée. Il s’agit de l’espace au bord du fleuve, sur l’avenue Mondjimba au niveau du pont sur la petite rivière Makelele. Il suffit de réhausser le niveau constructible avec une esplanade et d’y implanter commerces, restaurants, espaces ludiques, bureaux, salles de spectacles, espaces fleuris et arborés et piscines, aquadrome…..

                       Eh oui, il manque des piscines publiques à Kinshasa !!!!

 

-        Pourquoi ne pas organiser un carnaval annuel  comme à Rio, Londres…

Ce serait un moment de communion et de partage formidable, intéressant sur le plan économique du fait des effets multiplicateurs  induits : touristes, artisans, artistes, hôtellerie, restauration….des milliers d’emplois à créer

Voilà le Kinshasa dont je rêve, yes I have a dream

 

Jeff Kashama LUSAMBA

 

   

 

 

  

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